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Nous souhaitons bien souvent avoir une vie beaucoup plus profonde avec le Seigneur, pouvoir vivre de sa vie et entendre sa voix nous conduire dans la direction de sa volonté. Qu’est-ce qui y fait obstacle ? Réalisons déjà que tout cela est un chemin de croissance spirituelle et que quelques étapes sont nécessaires pour que nous parvenions à une certaine maturité spirituelle qui nous permette d’être enrichi de la Vie de Jésus. I - UNE CRISE : OPPOSITION ESPRIT-CHAIR Jacob, après avoir volé le droit d’aînesse de son frère, a dû fuir pour sauver sa vie. Il a eu un songe à l’endroit où il s’était endormi et a entrevu une vérité qu’il ne pouvait ni comprendre ni vivre. Il a vu le lieu de rencontre entre Cieux et terre, entre la gloire de Dieu et l’homme dans son besoin, le lieu où Dieu parle et rencontre sa créature. Il a entrevu Christ et les anges de Dieu montant et descendant sur lui, c’est-à-dire les Cieux ouverts. Or, Jacob n’a pu demeurer dans ce lieu. Pourquoi ? Il était coupable (son nom signifie trompeur, fraudeur) ; il va devoir vivre 20 ans de discipline et puis, enfin au torrent de Jabbok, vient l’étape décisive, cruciale. Sa nature charnelle et naturelle est frappée, brisée et disparaît face à la puissance du Saint-Esprit contre sa chair. Jusqu’à sa mort, sa chair va porter les traces du jugement de Dieu, il boîtera car sa hanche fut démise, mais de Jacob, il fut transformé en Israël (ce qui signifie « prince de Dieu »). Résultat : il va retourner à Béthel et pourra y demeurer, y séjourner car il est devenu comme Nathanaël dont Jésus a dit qu’il était un israélite en qui il n’y avait point de fraude. (Jean 1/47). En effet, celui qui a reçu la vie d’En-Haut, la vie céleste, est estimé juste aux yeux de Dieu. Nathanaël, sous le figuier, a sans doute capitulé devant Dieu et s’est détourné de sa religiosité pour prendre la décision de se tourner vers Christ et dépendre de lui en le suivant. « Voici un véritable israélite en qui il n’y a pas de Jacob » Jacob nous parle de la vie du moi, essence même de notre vie naturelle dans sa totalité (bonne ou mauvaise) ; elle est trompeuse et même religieuse et doit disparaître pour laisser place à la Vie de Jésus, Vie incorruptible et Vie Eternelle. Voilà ce qui provoque une crise, une opposition entre chair et Esprit dans notre vie et se heurte à notre aspiration de vie profonde. Ces aspirations, il nous faut les mettre en relation avec la nécessité de la mort à soi-même qui, symbolisée par notre baptême, n’est autre que l’ensevelissement de notre moi, de notre vie propre, de notre tendance à tout faire avec nos propres ressources et la Résurrection en nouveauté de vie, la Vie de Jésus venant régner et arbitrer en nous. En effet, la Vie de Jésus est destinée à arbitrer en nous. En Jésus, nulle vie du moi n’a dominé. En toutes choses, il est resté soumis au Père. Illustration : 2 Corinthiens 4/10 « nous portons toujours avec nous, dans notre corps, la mort de Jésus, pour que la vie de Jésus se manifeste dans notre corps » Romains 6/8 « Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui... » 1 Corinthiens 2/14 « Mais l’homme naturel n’accueille pas ce qui relève de l’Esprit de Dieu, car c’est une folie pour lui ; il ne peut pas connaître cela, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’être spirituel, lui, juge de tout, tandis que lui-même n’est jugé par personne. En effet, qui a connu la pensée du Seigneur pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée du Christ. » Matthieu 16/17 « Heureux es-tu, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux ! » Jésus, à Gethsémané, a renoncé à sa volonté propre et a accepté la pleine volonté du Père et puis il y a eu le cri triomphant de Jésus sur la croix : « tout est accompli ». En fait, trop nombreux sont les chrétiens qui sont des chrétiens au lieu d’être des disciples de Jésus. Ils en restent aux choses extérieures ((ils ne font plus certaines choses ou en font d’autres) mais le disciple a une vie intérieure profonde, il connaît intimement Christ et il a le besoin constant de rechercher toujours plus à connaître le Seigneur, désire que le Seigneur vivant marche avec lui et gouverne son cœur. Réalisons que Jésus était différent de nous « vous êtes d’en bas et je suis d’en haut » Jean 8/23 et que Dieu veut que nous soyons comme Jésus. « Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. » (Colossiens 3/2). II - NOUVEAUTE DE VIE Romains 8/2 « En effet, la loi de l’Esprit de la vie en Jésus-Christ t’a libéré de la loi du péché et de la mort » Le baptême comme le Jourdain pour Jésus représente la séparation d’avec toute autre seigneurie que celle du Seigneur. C’est l’entrée dans les œuvres de Dieu : « le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ; ce que celui-là fait, en effet, le Fils le fait pareillement...Les paroles que, moi, je vous dis, je ne les dis pas de ma propre initiative ; c’est le Père qui, demeurant en moi, fait ses œuvres. » Jean 5/19 ;14/10 Cette vie implique la soumission (c’est mettre à côté ou après) : c’est tirer de Dieu notre valeur, c’est accepter la 2ème place car on tient les bienfaits de celui qui a la primauté. C’est à la 2ème place que nous possédons toutes choses. La souveraineté du Saint-Esprit ne nous écrase pas mais nous apporte la Plénitude. Si nous avons mal, c’est que notre nature nous attire à penser qu’il nous faut trouver la plénitude en nous-même, par nous-même. Or, le travail du Saint-Esprit consiste à briser cela et à nous entraîner dans la vie véritable. Pourquoi beaucoup sont comme arrêtés, ne progressent pas, n’ont pas appris à marcher ? Ils refusent de vivre de la vie de résurrection reçue lors de la nouvelle naissance, préférant vivre sous la puissance de la chair, même religieuse. Dieu ne peut nous parler, nous instruire, nous faire grandir que si nous vivons à la base de la vie d’En-Haut, par Christ et pour Christ. Il nous gouverne alors intérieurement et on sait ce qu’on à faire, ce que veut le Seigneur. C’est la vie de Dieu qui devient notre arbitre, par l’Esprit de vie qui est en nous. III - ENSEIGNEMENT DES MIRACLES DE JEAN : QUAND NOUS SOMMES AU BOUT DE NOS RESSOURCES... La Samaritaine tirait de l’eau de son puits et du puits de ses ancêtres : Jésus lui montre qu’elle a besoin de l’eau que Lui donne, des ressources célestes. Cette femme était au bout de ses ressources et rencontre alors la fin de sa vie propre et le début de la vraie vie en et par Jésus. En Jean 5, on trouve un homme paralysé depuis 38 ans. Le Seigneur ne lui fait pas suivre un traitement pour l’améliorer dans ses vieux membres ; en un instant, il vit un nouveau commencement. Il est guéri spirituellement et physiquement. C’est une nouvelle naissance. Tous les efforts de cet homme avaient échoué. En Jean 6, Jésus multiplie les pains et enseigne qu’il est le Pain de Vie descendu du Ciel et que rien d’autre ne peut satisfaire le besoin fondamental de l’être humain : RENCONTRER DIEU. En Jean 11, par Lazare, le Seigneur montre qu’il attend parfois la dernière extrémité pour intervenir, la dernière cartouche pour nous venir en aide et appliquer sa vie là où il n’y a plus que mort. Conclusion : Tant de chrétiens vivent à côté de cette vie de plénitude, s’appliquant à vivre de leur vie propre, de leurs propres ressources, sans abandonner la partie et comme Nathanael décider de capituler pour recevoir les ressources célestes, la Vie d’En-Haut, l’eau que Jésus donne, la vie de résurrection reçue de la croix. Reconnaissez que vous allez mieux dès que vous avez capitulé devant Lui, abandonnant votre vieille façon d’être pour vous laisser façonner, et vous sentez alors que vous grandissez ; à vous le Seigneur vous dit « Allez plus loin encore, abandonnez-vous entièrement à moi et vous ne vous reconnaîtrez plus car vous lui ressemblerez davantage. C’est cela entrer dans le plan éternel de Dieu. Car lorsqu’il viendra, 2 Thessaloniciens 1/10 dit que ce sera « pour être glorifié dans ses saints, et pour être admiré dans tout ceux qui auront cru » Pour vous qui vivez dans une crise, allez au torrent de Jabbok, ayez ce courage et affrontez l’Esprit de Dieu, avec le désir d’être transformé et que votre chair soit réprimée laissant place à une authentique Vie de l’Esprit. Laissez vous transformer par le Saint-Esprit. |
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