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Introduction : Il est un terme biblique qu’on emploie de moins en moins dans les églises même évangéliques, c’est le terme piété. On parle plus facilement aujourd’hui de spectacles, de concerts, d’activités diverses, tout cela a évidemment sa légitimité mais qu’en est-il de la piété ? Force est de constater que lorsqu’on est un chrétien authentique, on doit toujours revenir à la source : les Saintes Ecritures. La piété peut être définie comme la vénération, faite d’affection et de respect, envers Dieu. Le Seigneur a fait en Israël le constat d’une légèreté et d’une superficialité au niveau spirituel parmi ceux qui disaient l’adorer : « Le Seigneur dit : Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres ; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine. » (Esaïe 29/13). « Que te ferai-je, Éphraïm ? Que te ferai-je, Juda ? Votre piété est comme la nuée du matin, Comme la rosée qui bientôt se dissipe » (Osée 6/4). Combien de fois n’avons-nous pas vu de chers frères et sœurs revenir de tel rassemblement avec un enthousiasme contagieux voire désireux d’en remontrer aux autres et, finalement, une semaine après, ces mêmes chers amis n’ont même plus la force d’élever une prière vers le Seigneur ! N’est-ce pas là la caractéristique d’une piété qui se dissipe comme la rosée ? Jésus a constaté à son époque la véracité des paroles du prophète, 7 siècles plus tard : « Jésus leur répondit : Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son coeur est éloigné de moi. » (Marc 7/6). I - LE CRI DU CŒUR DE DIEU : il aime la piété et voudrait la voir parmi son peuple Ce que Dieu veut voir, ce ne sont pas seulement des débordements de joie, des chants d’allégresse , des concerts de louange qui peuvent ne ponctuer que des moments d’intense émotion sans que le cœur soit forcément pénétré, mais il veut voir la piété. Dans Osée 6/6, Dieu dit : « Car j’aime la piété et non les sacrifices, Et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. ». La synonymie employée dans ce verset nous indique que Dieu associe la piété à la connaissance véritable de sa personne. Une personne qui s’exerce à la piété est une personne qui a la crainte de Dieu, du respect dans son cœur pour Dieu et lorsqu’une telle personne agit, elle considère d’abord ce que Dieu pense, ce que Dieu veut avant d’agir. Une église qui exerce la piété est une église qui craint Dieu et n’agit pas sans son feu vert, elle dépend de Dieu, elle prie Dieu, elle s’attend à Dieu et passe à l’action sous l’impulsion du Saint-Esprit. Une telle église, un tel individu sera efficace pour son Dieu. « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse ; Tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais » (Psaumes 111/10). [...] l’homme de croyance et de piété est éminemment protégé contre le danger de certaines affections névrotiques ; l’adoption de la névrose universelle le dispense de la tâche de former une névrose personnelle." (Sigmund Freud / 1856-1839 / L’avenir d’une illusion) La première partie de la phrase écrite par Freud confirme la Bible mais la deuxième partie assassine les gens de foi, cela est bien dommage ! Oui, Dieu aime la piété. Il réclame cet élan du cœur, la dédicace de tout notre être, au lieu d’une religion formaliste qui accomplit les choses mécaniquement. 1Timothée 4/7-8 « Exerce-toi à la piété ; car l’exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir. » dit Paul à Timothée. Paul compare cet exercice spirituel à l’image des athlètes s’entraînant pour gagner la récompense. C’est dire si la piété n’est pas un exercice naturel pour l’être humain, il faut qu’il s’y exerce, en quelque sorte qu’il se muscle dans ce domaine. II - QUE NOUS APPORTE LA PIETE ? « Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : celui qui a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire. » (1Timothée 3/16). En tant que chrétiens, nous touchons de près au grand mystère de la piété : l’incarnation de Jésus et son élévation. Il a fallu pour nous sauver que Jésus soit abaissé, que les cieux soient déchirés et qu’il descende de sa gloire éternelle et aille même jusqu’à la séparation d’avec le Père, sur la croix, lorsqu’il endossait l’accumulation immonde du péché de l’humanité. Son obéissance jusqu’à la croix lui ont valu d’être élevé, d’être prêché et de devenir la source de salut, de libération et de joie de millions d’êtres humains autrefois esclaves du péché. Nous touchons donc à quelque chose de saint, nous sommes sur une terre sainte et notre humilité doit en être grande (ôter nos sandales, c’est au fond considérer que le terrain où nous marchons n’est pas digne de nous). Où sont parfois les temps de prière et d’adoration intenses que requièrent la connaissance d’un tel mystère et sa réception dans notre vie au travers de l’action intérieure profonde du Saint-Esprit en nous ? la Bible ne dit-elle pas que « Or nous, nous avons la pensée de Christ. » (1Corinthiens 2/16). Il est très difficile d’obtenir dans nos assemblées des temps de silence devant Dieu, ce n’est pourtant pas antibiblique. Le pasteur David WILKERSON racontait que dans son église de Times Square, à New York, à la veille des évènements du 11 septembre 2001 qui ont vu la destruction des Tours Jumelles, son assemblée est tombée dans un moment intense de prière et d’adoration et qu’un silence d’une heure a suivi, pendant lequel tous pleuraient, étaient purifiés de leurs péchés et sentaient la présence de Dieu et l’imminence d’un évènement, mais sans savoir lequel. Ils ont ensuite été utiles pour le secours nécessaire à apporter aux victimes après la catastrophe. Le pasteur Jim CYMBALA, qui est le berger d’une autre assemblée (Brooklin Tabernacle Church), a vécu aussi d’intenses moments personnels devant Dieu y compris la nuit qui a précédé ces évènements. Qu’en est-il de cette recherche de la face de Dieu dans l’adoration et la prière, lors de nos réunions ? Quand goûterons-nous de tels moments dans la présence de notre Père et recevrons-nous sa direction ? Paul met en parallèle la saine doctrine et la piété et on sait que beaucoup de ceux qui se détournent de la saine doctrine ont une préférence pour la vie de leur moi et une vie exempte de l’esprit de la croix. « Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain. C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement ; car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter ; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. » (1Timothée 6/3-8). La Bible nous dit que la piété avec le contentement (autarkeia - mot qui a donné autarcie mais qui ici, veut dire autosuffisance, celle qui découle de la Toute-Suffisance de Dieu pour nous) est une grande source de gain et au v 11, Paul dit qu’il nous faut la rechercher ardemment ; Paul avait appris à être content de son état en toutes circonstances. Je comparerais cet aspect à un réservoir de voiture que l’on remplit de carburant, de façon à ce qu’il roule pendant un certain temps. Dieu, de même, par la piété, veut nous remplir afin que nous devenions autosuffisants de son autosuffisance à Lui (son carburant, si vous préférez !). « Elle (la grâce) nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ » (Tite 2/12-13). III - LA PIETE ET LE RETOUR DE JESUS Une des marques de l’apostasie (abandon de la foi vivante) est que la piété est apparente : « aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. » (2Timothée 3/4-5) ; « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu’elle renferme sera consumée. Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! » (2Pierre 3/10-12). Les premiers chrétiens attendaient le retour du Seigneur et cela se voyait dans leur conduite, et nous ? Ce retour conditionne en effet notre conduite. La piété est liée à l’attente de l’Enlèvement car Dieu ravira ceux qui sont attachés à lui et à sa Parole ! Conclusion : Nous avons besoin de retrouver cette piété et de nous y exercer car c’est ce que Dieu aime voir chez ses enfants : Jésus s’exerçait à la piété et il fut exaucé par le Seigneur : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété » (Hébreux 5/7). « C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant. »(Hébreux 12/29). Dieu nous invite dans sa présence, pour l’adorer, écouter sa voix (Saint-Esprit, Parole de Dieu, dons spirituels) afin de croître dans sa communion et porter du fruit. Venons au Père et recevons ses secrets. " L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent, Et son alliance leur donne instruction " (Psaumes 25/14). Dans la prière, on reçoit les secrets de Dieu, son instruction, sa direction. La piété nous maintient dans la crainte de Dieu, dans l’émerveillement de Dieu, dans le sérieux vis- à vis de Dieu. La piété est un état de consécration qui met à mort la légèreté et l’hypocrisie. Cette piété permet d’aimer le Seigneur de tout notre cœur et elle rend la prière facile, on dira qu’elle la « booste ». " Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra " (Matthieu 6/6). Ainsi, nous répondrons à cette glorieuse invitation de déguster les mets les plus succulents qui soient. Le gain que nous en retirerons : un renouveau permanent, la consolation de nos afflictions, de nos épreuves, de la force à la place de la faiblesse, la joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu et le diadème au lieu de la cendre. |
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