|
|||||||||||||||||
|
Lecture : 2 Corinthiens 12/1 à 13/14 : « Chapitre 12 1 . Il faut se glorifier... Cela n’est pas bon. J’en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. 2. Je connais un homme en Christ, qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu’au troisième ciel (si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait). 3. Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps je ne sais, Dieu le sait) 4. fut enlevé dans le paradis, et qu’il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer. 5. Je me glorifierai d’un tel homme, mais de moi-même je ne me glorifierai pas, sinon de mes infirmités. 6. Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité ; mais je m’en abstiens, afin que personne n’ait à mon sujet une opinion supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi. 7. Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. 8. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, 9. et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. 10. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. 11. J’ai été un insensé : vous m’y avez contraint. C’est par vous que je devais être recommandé, car je n’ai été inférieur en rien aux apôtres par excellence, quoique je ne sois rien. 12. Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles. 13. En quoi avez-vous été traités moins favorablement que les autres Églises, sinon en ce que je ne vous ai point été à charge ? Pardonnez-moi ce tort. 14. Voici, pour la troisième fois je suis prêt à aller chez vous, et je ne vous serai point à charge ; car ce ne sont pas vos biens que je cherche, c’est vous-mêmes. Ce n’est pas, en effet, aux enfants à amasser pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants. 15. Pour moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant davantage, être moins aimé de vous. 16. Soit ! je ne vous ai point été à charge ; mais, en homme astucieux, je vous ai pris par ruse ! 17. Ai-je tiré du profit de vous par quelqu’un de ceux que je vous ai envoyés ? 18. J’ai engagé Tite à aller chez vous, et avec lui j’ai envoyé le frère : est-ce que Tite a exigé quelque chose de vous ? N’avons-nous pas marché dans le même esprit, sur les mêmes traces ? 19. Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions auprès de vous. C’est devant Dieu, en Christ, que nous parlons ; et tout cela, bien-aimés, nous le disons pour votre édification. 20. Car je crains de ne pas vous trouver, à mon arrivée, tels que je voudrais, et d’être moi-même trouvé par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles. 21. Je crains qu’à mon arrivée mon Dieu ne m’humilie de nouveau à votre sujet, et que je n’aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas repentis de l’impureté, de l’impudicité et des dissolutions auxquelles ils se sont livrés. Chapitre 13 1. Je vais chez vous pour la troisième fois. Toute affaire se réglera sur la déclaration de deux ou de trois témoins. 2. Lorsque j’étais présent pour la seconde fois, j’ai déjà dit, et aujourd’hui que je suis absent je dis encore d’avance à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres que, si je retourne chez vous, je n’userai d’aucun ménagement, 3. puisque vous cherchez une preuve que Christ parle en moi, lui qui n’est pas faible à votre égard, mais qui est puissant parmi vous. 4. Car il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous. 5. Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. 6. Mais j’espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés. 7. Cependant nous prions Dieu que vous ne fassiez rien de mal, non pour paraître nous-mêmes approuvés, mais afin que vous pratiquiez ce qui est bien et que nous, nous soyons comme réprouvés. 8. Car nous n’avons pas de puissance contre la vérité ; nous n’en avons que pour la vérité. 9. Nous nous réjouissons lorsque nous sommes faibles, tandis que vous êtes forts ; et ce que nous demandons dans nos prières, c’est votre perfectionnement. 10. C’est pourquoi j’écris ces choses étant absent, afin que, présent, je n’aie pas à user de rigueur, selon l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour l’édification et non pour la destruction. 11. Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. 12. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. 13. Tous les saints vous saluent. 14. Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu, et la communication du Saint Esprit, soient avec vous tous ! » Introduction : En 2 Corinthiens, Paul s’est vu obligé de dire des choses qu’il ne voulait pas dire. L’acceptation apparente de faux prophètes dans l’assemblée des Corinthiens était une menace et risquait de détruire leur relation avec le Seigneur. Dieu avait employé Paul pour les amener à Christ. S’ils refusaient son autorité d’apôtre, leur fondement spirituel allait s’affaisser. Pouvaient-ils avoir confiance en son message s’ils ne craignaient pas l’autorité en laquelle ils croyaient ? Paul se trouvait insensé de devoir "se glorifier" mais il a considéré que c’était nécessaire pour confirmer son élection par Dieu en tant qu’apôtre. Il a débuté ce chapitre par une révélation surnaturelle peu commune. Ainsi, il a parlé aux gens de sa souffrance et de la manière dont Dieu l’avait soutenu. I - FORTIFIE PAR CHRIST (2Corinthiens 12/1-10) A. Grandes révélations Nul doute que Paul est l’individu de cette vision, mais par modestie, il a fait allusion à lui-même comme "un homme en Christ". L’expérience fut si extraordinaire que Paul choisit de ne pas la décrire complètement. Il n’était pas encore sûr de ce que son corps physique soit allé au Ciel ou bien si ce fut seulement son esprit qui avait eu la vision et entendu des paroles. Seul Dieu détenait la réponse ; aussi, Paul ne se préoccupait pas de savoir s’il était "dans son corps" ou "hors de son corps". Ce que Paul a entendu dans le ciel ne pouvait être répété à personne sur terre. Ce que Dieu a communiqué à Paul était seulement pour lui et pas à partager avec d’autres. Pourquoi Dieu a-t-il permis que Paul entende des paroles qu’il ne pouvait dire à personne ? Dans les versets qui suivent, il semble que Dieu lui ait donné une révélation merveilleuse pour le fortifier dans les épreuves qui, sinon, auraient été particulièrement difficiles à supporter. Dans les versets 5 et 6, Paul a admis qu’il serait facile de se glorifier de telles révélations, mais insensé. Or, il relatait son expérience sans toutefois vouloir appeler l’attention de crainte que les gens ne le placent sur un piédestal, ce qu’aucun être humain ne mérite. Paul se glorifierait mais pas de ce qu’il avait vu et entendu dans le ciel mais de ses faiblesses, qui le faisaient dépendre de la force et de la puissance du Seigneur, qui le soutenaient. B. Grandes épreuves Malgré la spiritualité qui émanait de Paul, Dieu savait qu’en tant qu’être humain, il pouvait tomber dans le piège de l’exaltation de soi-même à la suite de ces révélations. Ce qui s’est passé par la suite ne fut pas un châtiment pour Paul, mais cela arriva pour sa propre protection. Dieu ne permettrait pas que le ministère de Paul s’affaiblisse et soit détruit par un orgueil excessif. Pourquoi est-il possible que Paul nous donne là une description de "l’écharde dans sa chair" ? Il est inutile de spéculer concernant l’écharde dans la chair dont parle Paul. Satan l’a utilisé pour le souffleter et le frapper de douleur et d’angoisse. Il est possible que ses angoisses furent physiques et mentales. Paul a prié le Seigneur de lui enlever cette écharde. La réponse de Dieu est venue, mais pas de la manière dont Paul l’attendait. Au lieu d’enlever le problème, Dieu l’a utilisé comme moyen de démontrer combien sa grâce était merveilleuse pour consoler un Paul en proie à des souffrances. A cause de la faiblesse que Paul ressentait sous les coups de Satan, il est parvenu à davantage se confier dans le Seigneur et en ce que sa force pouvait faire pour lui. La leçon fut si claire pour Paul qu’il a pu se glorifier de ses faiblesses car elles démontraient ce que la puissance de Christ pouvait faire par lui. Au verset 10, Paul fournit une liste de certaines épreuves qu’il a supporté : Ses faiblesses, les reproches de ses ennemis, l’angoisse et la persécution. Comme il souffrait tout cela par "amour pour Christ", les épreuves prenaient une perspective différente. Plus faible Paul se sentait et plus fort il savait qu’il était en Christ. Parfois, Dieu enlève une épreuve. En d’autres occasions, il permet que le problème demeure, non pour blesser mais pour faire croître la confiance en Lui. Si le croyant n’était jamais exposé à l’angoisse ou à la souffrance, il pourrait tomber dans le piège de l’autosuffisance. Quand Dieu permet que l’écharde parvienne à la chair et provoque la douleur, il montre la suffisance de sa grâce pour chaque épreuve. II. PREOCCUPATION POUR LES AUTRES (2Corinthiens 12/11-19) A. Lettres de créances apostoliques L’éloge de soi était si désagréable à Paul qu’il a dit : " il m’est insensé de me glorifier ; vous m’y avez obligé ". Le ministère d’aucun autre apôtre ne fut confirmé avec autant de signes et de miracles que celui de Paul. Pourtant, les gens semblaient avoir oublié tout cela et il se voyait contraint de le leur rappeler (versets 11, 12). L’usage de l’ironie peut-il parfois démontrer la vérité quand d’autres moyens échouent ? Au verset 13, Paul, avec ironie, a provoqué la réaction des gens. Il doit souligner immédiatement que ces commentaires provenaient d’un cœur rempli d’amour et sans amertume. Si les Corinthiens étaient inférieurs à qui que ce soit des autres églises, a dit Paul, c’était parce qu’il avait reçu une rémunération financière des autres afin de s’abstenir d’être une "charge" pour l’assemblée de Corinthe. Paul espérait leur communiquer que ce n’était pas des cadeaux qu’il voulait mais eux-mêmes (voir verset 14). B. Amour désintéressé Paul allait revenir à Corinthe et ne leur serait pas à charge. Il se considérait comme leur père. La responsabilité du père est de pourvoir pour ses enfants (verset 14). Rien ne pouvait démontrer plus l’amour désintéressé de Paul que ce qu’il affirme au verset 15. Le mot grec traduit par " être à charge " signifie épuiser les ressources. Il est utilisé en Marc 5/26 comme référence à la femme qui avait une perte de sang et qui avait tout dépensé pour les médecins. On utilise aussi ce terme dans la parabole du fils prodigue, en Luc 15/14, qui avait tout " dilapidé ". Paul ne rognerait rien dans son ministère envers les Corinthiens et ce qui est encore plus significatif, c’est qu’il se " dépenserait" lui-même. Il n’a pas posé de condition : " Je ferai cela s’ils font preuve de plus d’amour à mon égard" », mais " je dépenserai le mien" et " même je me dépenserai moi-même " ». Que voulait dire Paul par " dépenser " » et " je me dépenserai" ? Au verset 16, Paul use à nouveau d’un peu de sarcasme motivé par l’amour qu’il leur portait afin de les éveiller à la vérité. Bien qu’à Corinthe, on soutenait son travail, certains l’avaient accusé de trompe les gens en secret d’une manière qu’ils n’expliquaient pas. Il leur dit : "comme je suis rusé, je vous ai pris par ruse". Les gens se rendaient compte que c’était plutôt le contraire qui était la vérité. Il n’y avait même pas une once de tromperie chez Paul. Paul leur rappelle qu’il avait envoyé Tite et un autre chrétien à Corinthe pour collecter l’offrande destinée à l’église de Jérusalem. Ces deux hommes vivaient selon les mêmes principes que Paul. Ils ne partirent pas avec l’intention de leur prendre de l’argent pour le donner à Paul (versets 17,18). L’un des principes de base de la vie chrétienne est de se préoccuper autant de soi-même que des autres. Jésus n’est pas venu pour être servi mais pour servir (Matthieu 20/28). L’Esprit même de Christ motivait Paul. Les disciples de Christ doivent être motivés par l’amour du prochain et leurs besoins. III. EXAMEN DE CONSCIENCE (2 Corinthiens 13/5-11) A. Passer l’épreuve De quoi Paul voulait-il que les Corinthiens se rendent compte en s’examinant ? Au verset 5, Paul invite les Corinthiens à s’examiner et à éprouver leur foi. Ils devaient savoir que par leur relation spirituelle, Christ vivait en eux. Quel que soit le résultat de cet examen de conscience, Paul les assure que lui et ses frères dans le ministère n’avaient pas échoué à l’examen (verset 6). Paul était préoccupé par le progrès spirituel et la maturité des croyants corinthiens, pas par leur vindicte. Bien qu’il puisse être apparu que lui et ses compagnons avaient échoué à l’examen, il lui importait surtout que ses enfants vivent dans l’honnêteté (verset 7). B. Avertissements donnés dans l’amour Pourquoi Paul était si strict ? Dans les derniers versets du chapitre 13, Paul pensait à sa visite à Corinthe. S’il trouvait les croyants en train de vivre en accord avec la vérité, il n’aurait pas les discipliner (verset 8). Peu lui importait de paraître faible si les croyants étaient forts. En revenant les voir, ils souhaitait qu’ils croissent et mûrissent spirituellement (versets 9 et 10). Paul a donné ces avertissements avant de les visiter pour ne pas avoir à les reprendre quand il arriverait à Corinthe. Il souhaitait que la puissance de Dieu agisse au travers de lui pour qu’ils soient fortifiés dans la foi. Paul conclut l’épître avec une exhortation aimante à ce que règne l’unité et la paix dans l’assemblée (verset 11). L’examen de conscience est nécessaire de temps à autre pour que les croyants conservent leur sensibilité spirituelle. Sans cela, les chrétiens courent le danger de ne dépendre que de leurs propre forces et pas de la puissance de Dieu. Le croyant ne doit à aucun moment supposer qu’il n’a plus besoin de la vigilance que requiert la sainteté. Les normes que Paul souligne au verset 11 incluent un appel à la perfection. Il laissait entendre que personne n’arrive à l’état de parfaite maturité spirituelle dans cette vie. La vie du chrétien comporte toujours la possibilité d’amélioration. Conclusion : La vie de Paul est un exemple du chemin difficile dans lequel il revient parfois aux chrétiens de marcher. S’il avait été gouverné par ses émotions, il lui aurait été difficile de supporter "l’écharde dans la chair". Il a eu la désillusion de voir Dieu répondre à ses prières d’une manière inattendue. Cependant, il a appris que la grâce de Dieu permet que les croyants conservent une foi forte et intacte. L’excès de sécurité fait que la personne ne se confie pas entièrement en Dieu. L’examen de conscience doit inclure toute la vie avec ses motivations et ses désirs. Quand le croyant suit ce que l’Esprit-Saint lui rappelle quant aux n ormes de Dieu et qu’il est disposé à changer, il peut alors demeurer ferme en Christ. |
||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||