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"Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu" La Bible, Jean 11:40


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Porter du fruit

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Jean 15/1-12 «  Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.  »

Avant ce texte, le Seigneur a pris le dernier repas (de la Pâques) avec les disciples : il y annonce le reniement de Pierre et la trahison de Judas. Il a aussi dit en Jean 14/4 « je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix  ».

Puis il prend l’exemple de la vigne, symbole d’Israël, qui était une vigne plantée par l’Eternel. Le Seigneur veut que chaque disciple remplisse son rôle dans cette vie. Le Seigneur se présente comme le VRAI CEP que le Père vient de planter. Jésus donne le vrai rôle de chacun. JE SUIS trouve son parallèle en Exode 3/14 où Dieu répond à Moïse. Jésus montre ainsi sa divinité. Le Seigneur veut donner de l’importance à ce fait qu’il est le vrai cep. Romains 11/24 «  Si toi, tu as été coupé de l’olivier naturellement sauvage, et enté contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils entés selon leur nature sur leur propre olivier.  » Nous étions rebelles à Dieu mais aujourd’hui, ce qui concerne Dieu est pour nous important et merveilleux.

La Parole n’est pas pour nous rebutante (Ephésiens 2/3 : «  Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres... Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés...  »).

Nous avons changé de Maître et nous sommes les sarments du VRAI CEP ; Comme la racine du cep est invisible, c’est là le symbole de notre vie cachée avec Christ. Ce cep diffuse la sève, distillant ainsi tous les soutiens nécessaires aux sarments. Les sarments se joignent au Cep pour ne plus faire qu’un et former l’Eglise, le Corps de Christ. Nous sommes les pierres vivantes de l’édifice qui est l’Eglise. Je n’ai pas à me poser la question « fais-je partie de l’Eglise ? » si je suis relié au Cep.

Jésus a fait cette précision « JE SUIS LE VRAI CEP » à cause des contrefaçons.

Jean 10/11-13 «  Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger.  »

Le berger est celui qui conduit le troupeau et qui passe l’huile sur la tête de ses brebis. 2 Corinthiens 11/14 «  Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs oeuvres.  »

Jésus a voulu avertir ses disciples du reniement de Pierre et de la trahison de Judas.

1 Corinthiens 10/1-4 «  Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.  »

Jésus est le rocher sur lequel nous pouvons bâtir notre maison ; sans lui, nous ne pouvons résister à l’adversaire. Les sarments sont appelés à porter du fruit.

Le Père est le vigneron. Nul n’a été aussi sage que lui pour prendre soin de son Eglise.

Toute semence est appelée à porter du fruit.

Dieu ordonne que nous soyons féconds (Genèse 9/7 : «  Et vous, soyez féconds et multipliez, répandez-vous sur la terre et multipliez sur elle  »). Combien de chrétiens sont aujourd’hui stériles (sans vie, non attachés au Cep, sans huile, sans communion avec le Seigneur).

Combien de chrétiens sont dans ce cas, prisonniers du passé, de leurs échecs, tombés dans l’apitoiement de soi, suscitant la pitié ?

Philippiens 3/13-14 «  Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ.  »

Nous ne devons pas regarder en arrière et toujours vivre avec le passé, comme la femme de Lot dont il convient de se souvenir, mais vers l’avant.

Le prophète Elie était dans la grotte et le Seigneur lui a demandé d’en sortir.

Le service de Dieu n’est pas réservé à une élite. La semence répond à un code génétique qui fait que, naturellement, elle va lever et produire du fruit. Nous avons tous reçu au moins un talent. Avec Dieu, on n’est jamais devant des impossibilités, mais face à des volontés opposées : Luc 19/24-27 «  Puis il dit à ceux qui étaient là : Otez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines. Ils lui dirent : Seigneur, il a dix mines. - Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.  » Seule notre volonté résiste !

Notre appartenance à Christ par l’attraction au vrai Cep nous donne obligation de porter du fruit.

Qu’est-ce que porter du fruit ?

C’est une question sérieuse que de savoir si on en porte ou non. Ce n’est pas gagner des âmes, ce n’est pas la sanctification, ce n’est pas le terrain du cœur (parabole du semeur), ni le fruit de l’Esprit (Galates 5/22-25). La réponse se trouve en Jean 15/8. Porter du fruit, c’est glorifier le Père et devenir disciple de Jésus. C’est la manifestation de notre vie, de notre conduite, de notre témoignage (fruit de l’Esprit).

Porter du fruit, c’est toutes ces petites choses de la vie courante qui glorifient le Père et le réjouissent. C’est donc à la portée de chacun de nous. Nous sommes tous appelés à porter du fruit.

Comment porter du fruit ? Quels sont les facteurs favorables ?

1. Il faut être mort à notre vie ancienne (Jean 12/24 : «  En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.  ») et avoir coupé avec celle-ci.

2. Il faut être au contact de la source de l’eau vive (Psaume 1/1-3 : « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, Et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu’il fait lui réussit.  ») et ainsi aimer la Parole de Dieu et la méditer. La nature de Dieu se trouve dans cette Parole, qui est vivante. Pour porter du fruit et disposer de ce feuillage qui ne se flétrit pas, réussir dans nos entreprises, il est nécessaire d’aimer la Parole et de la méditer.

3. Il faut être purifié «  déjà, vous êtes purs, à cause de la Parole  ». La Parole est suffisante pour agir dans nos cœurs et nous guider infailliblement (Jean 13/10 «  Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs, mais non pas tous  ». Le croyant purifié une fois pour toutes par le sang de l’Agneau a besoin d’être purifié durant sa marche terrestre (se laver les pieds) afin que sa communion avec Dieu ne soit pas interrompue. Nous avons besoin continuellement d’être purifié des souillures de chaque jour.

4. Il faut être réceptif spirituellement (un cœur sensible, ouvert à la Parole) Matthieu 13/23 «  Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend ; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.  ». Le dicton dit « il n’y a pas plus sourd que celui qui n’entend pas ». «  Que celui qui a des oreilles pour entendre entende  », dit le Seigneur.

5. Il faut demeurer en Christ (v 4-5) : sans lui, nous ne pouvons rien produire de bon. Demeurer dans le Cep sur lequel nous avons été greffés. « Demeurer », c’est rester là où on est. C’est rester avec Jésus, car telle est notre position, qui doit être quotidienne. Demeurer dans une communion étroite avec lui. Communier avec Christ, c’est être uni avec ses pensées, sa façon d’agir, sa Volonté, ce quid écoule de sa Parole. Cela montre toute l’importance de passer du temps dans la prière. Lire sa Parole et y obéir, voilà à quel titre le sarment peut rester attaché au Cep et porter du fruit. Le Seigneur veut être avec nous en permanence. Tout obstacle peut alors tomber. V 9-10 c’est demeurer dans son amour et dans ses commandements. Demeurer dans l’amour du Père, c’est garder ses commandements. C’est donc OBEIR à sa Parole. L’amour de Dieu ne se manifeste qu’au travers de l’obéissance. Obéir permet d’agir, de voir et d’entendre différemment.

6. C’est aussi accepter d’être émondé (v. 2)

Emonder signifie couper de bonnes branches pour qu’elles se multiplient. C’est un effet de purification. De même, l’or est chauffé dans le creuset pour que soient enlevées les scories (métaux impurs). Le meilleur d’entre nous a des passions et des humeurs et cela a besoin d’être émondé et seul le sécateur de Dieu peut le faire, pas le nôtre. C’est Dieu le vigneron ! Dieu émonde pour multiplier, pas pour détruire. Le Seigneur a promis de nous amener plus loin dans la sanctification.

Si je porte du fruit, quelles en sont les conséquences ?

V 7 Cela nous amène à être dans le même Esprit que Jésus : le même esprit de prière, la même pensée, en un mot dans son plan. Quand Jésus a rendu grâces avant la résurrection de Lazare, il savait qu’il était toujours dans la volonté du Père et qu’à cause de cela, le Père l’exauçait toujours.

V 11 Cela nous apporte la joie parfaite de Jésus, c’est la joie intime, profonde que Jésus goûta dans l’amour du Père et qu’il veut partager avec ses disciples et cette joie et la paix qu’il donne allait subsister même dans la persécution. Le Seigneur allait partir et il se souciait de ce qu’allaient devenir ses disciples. Les hommes de ce monde recherchent la joie et le bonheur mais en vain. Seul celui qui cherche Christ trouve la joie véritable.

Paul connaissait cette joie qui subsistait même au milieu des souffrances (Philippiens 2/17 : «  Et même si je sers de libation pour le sacrifice et pour le service de votre foi, je m’en réjouis, et je me réjouis avec vous tous  ») et il la recommandait.

C’est une joie surnaturelle, la joie de Dieu qu’il veut communiquer.

V 13-15 Cela nous permet de devenir l’ami de Dieu Le passage de la relation de serviteur à ami est ici significatif. Ami veut dire qu’il va nous confier des secrets intimes.

Etre ami de Dieu fait que j’existe aux yeux de Dieu. Entre amis, on se confie des secrets. C’est une relation particulière, il veut nous révéler des choses cachées. Abraham était l’ami de Dieu et Dieu a dit «  cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ?  » (Genèse 18/17). Dieu veut devenir notre ami.

Notre engagement avec Dieu implique que nous devions porter du fruit, sans quoi le sarment est retranché, à l’image de Judas.

Par ces paroles, Jésus avertit ses disciples pour qu’ils entrent dans son processus de porter du fruit, pour qu’ils parviennent à une maturité grandissante qui les prépare à leur éternité avec Dieu. Pensons-nous à notre éternité ? On ne gagne pas sa place dans le Ciel comme sur la terre car Dieu est juste.

«  Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place  » (Jean 14/2).

«  Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur.  » (Matthieu 6/19-20). Pensons-nous à nous amasser des trésors dans le Ciel ? Dieu veut nous apprendre à porter du fruit pour glorifier le Père.

V 6 Par négligence, par manque de prière, le croyant peut perdre le contact avec le Seigneur, alors la sève coule de moins en moins, petit à petit et on se sépare doucement de cette sève.

Ex : Le pommier (pomme de grise) qui, dans ce cas, redevient sauvage. Comme le charbon ardent est retiré du feu et perd sa chaleur. On se contente alors de peu alors que le feu ne brûle plus.

Des frères et sœurs ont quitté le Seigneur mais la parabole de la brebis égarée existe et montre qu’il ne nous abandonnera jamais, il ira jusqu’aux portes de l’enfer pour nous y rechercher. C’est rassurant et, pourtant, il ne faut pas s’appuyer sur cela. Ce n’est pas une condamnation que Dieu donne mais le berger veut préserver les siens des dangers que lui, connaît bien.

Conclusion : nous avons tous un rôle à jouer et nous sommes appelés à porter du fruit. Entrons dans les oeuvres de Dieu !


 
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