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On utilise souvent, dans nos églises, l’histoire de Goliath pour introduire les enfants dans la lecture de la Bible ; parfois, on pourrait croire qu’il s’agit d’un de ces contes racontés aux enfants avant qu’ils s’endorment. Pourtant, la réalité de ce texte biblique renferme un enseignement très profond et vrai qu’il vaut la peine de méditer. Le texte se trouve dans 1 Samuel 17 et son contexte est une bataille entre le peuple d’Israël et les Philistins, qui comptaient dans leur armée un géant mesurant 6 coudées et un empan, c’est-à-dire presque 3 mètres. C’était un guerrier fort et expérimenté du nom de Goliath. Cet homme a défié le peuple d’Israël durant 40 jours, afin qu’ils envoient leur meilleur homme pour le combattre et que le perdant et son peuple deviennent esclaves des Philistins. Le texte nous montre que les soldats d’Israël et même le roi Saül en avaient peur et ne savaient comment le vaincre, à tel point que Saül offrait une grande récompense au vaillant Israélite qui vaincrait le géant mais personne n’avait accepté le défi jusqu’à ce qu’apparaisse le jeune David, un petit berger qui, envoyé par son père Isaï pour apporter un colis à ses frères, sur le champ de bataille. Lorsque ce jeune est arrivé au campement, le 40ème jour de la bataille, il a entendu le défi que lançait le terrible Goliath au Peuple d’Israël et, surpris, il a manifesté son indignation en disant : « Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter l’armée du Dieu vivant ? » (v 26). Evidemment, lui a accepté le défi, ce qui ne plaisait guère au roi Saül qui lui dit : « tu es un enfant, et il est un homme de guerre dès sa jeunesse » (v 33). Il a fini par accepter l’audace de David car il n’avait pas le choix puisque personne ne se lançait dans l’aventure. Quel dépit lorsque Saül s’est rendu compte que David ne pouvait enfiler son armure et qu’il s’est dépouillé de ce lourd revêtement pour aller combattre uniquement avec cinq petites pierres dans sa gibecière. Voici ce que nous observons : 1. Malgré son armée puissante et nombreuse, Israël était dans la crainte non tant de l’armée des Philistins mais d’un seul homme, Goliath. Combien de fois, dans notre vie, nous manifestons notre crainte et notre angoisse pour une situation spécifique, plutôt que pour un tas d’autres situations bien pires ? La taille gigantesque de Goliath les impressionnait et la lourdeur ou l’accumulation de nos difficultés nous impressionne tout autant. 2. Bien qu’Israël ait possédé une histoire remplie de témoignages de la manière dont Dieu avait libéré Israël lors d’autres batailles, tant le roi Saül que son peuple semblaient l’avoir oublié et craignaient d’être vaincus par Goliath et son peuple. De même, lorsque nous considérons notre passé, nous remarquons combien Dieu a été grand pour nous en nous bénissant richement et en nous donnant la victoire d’innombrables fois dans des situations difficiles. Pourtant, nous avons oublié et nous pensons qu’il n’y aura pas d’issue cette fois-ci. 3. Face à son désespoir, le roi Saül a accepté la seule option valable, même s’il ne croyait guère au jeune berger David. Pour le bonheur de Saül, David était le guerrier envoyé par Dieu mais n’y a-t-il pas des fois où nous avons eu recours, dans notre désespoir, à quelqu’un ou quelque chose sans regarder aux conséquences ? Je connais une chrétienne qui a eu recours à des voyantes pour sortir de sa situation, plutôt que de se tourner vers le Dieu des délivrances, mais les conséquences néfastes ont été au rendez-vous ! S’agissant du récit de David et Goliath, nous observons que ce dernier s’est indigné en voyant David venir l’affronter : « Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons ? » (v 43) et il l’a menacé d’une mort immédiate. Pour sa part, David a dit au géant : « Tu marches contre moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi, je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée. » (v 45). Puis David a lancé sa fronde et la première pierre a atteint le front du géant avec une telle force que la pierre s’est incrustée au point de le faire tomber au sol. David a alors pris l’épée de Goliath et lui a coupé la tête. Ainsi, très rapidement, David en a fini avec l’homme qui terrorisait le peuple d’Israël, il vainquit ainsi les Philistins qui s’enfuirent à la vue de la chute de leur héraut. Voici les enseignements qu’on peut en tirer : 1. David avait toute confiance en Dieu et comme carte de visite ou CV, il a raconté à Saül toutes les fois où il avait lutté contre des ours et des lions pour défendre son troupeau et comment Dieu l’avait ainsi libéré comme il le ferait encore (versets 34 à 37). Cette confiance du jeune David pour affronter un ennemi si terrible était basée sur des expériences antérieures avec Dieu. Si nous avions présentes à l’esprit toutes les merveilles que Dieu a faites dans notre vie, alors nous aurions une pleine confiance en Dieu pour sortir de nos difficultés. 2. Goliath était certainement lui-même impressionné par l’armée d’Israël, réputée pour ses victoires parfois miraculeuses. Goliath a peu lutté, il livrait, à la manière des Philistins, une guerre psychologique contre Israël, parlant beaucoup mais agissant peu, suscitant l’effroi sans combattre. L’Ennemi de nos âmes, nos difficultés, nos craintes agissent de même sur notre vie. Il faut alors comprendre cette donnée et entrer dans la réalité de la situation en commençant à lever nos yeux vers Christ, notre Libérateur et en prenant confiance. 3. David a pris 5 pierres au lieu d’une, alors que celle-ci lui a suffi pour tuer le géant. Certains supposent qu’il a agi ainsi par « manque de confiance en Dieu et par crainte du géant », mais je crois tout simplement que c’était les munitions qu’il avait l’habitude d’emmener en tant que berger, sans quoi il n’aurait pas accepté le défi. Cela tend plutôt à démontrer que nos habitudes bien enracinées peuvent donner une impression fausse quant à notre confiance en Dieu mais il faut toutefois nous examiner nous-mêmes afin de détecter ces petits défauts qui peuvent être une occasion de chute pour d’autres. 4. Dieu a fait le travail, David a été un instrument. Vous imaginez-vous la vitesse de cette petite pierre pour qu’elle s’incruste dans le front de Goliath ? Croyez-vous qu’un jeune homme comme David avait la force pour faire qu’une « pierre polie du torrent » (v 40) possède la vitesse d’une balle pour traverser la peau, fracturer et pénétrer l’os d’un homme aussi fort ? Ajoutons que Goliath se dirigeait vers David en fonçant sur lui, ce qui pouvait contrecarrer l’exactitude du tir de David. C’est donc Dieu qui a agi et David, lui, est venu « au nom de l’Eternel des armées » et il en va de même pour nous dans les difficultés auxquelles nous avons à faire face. Dieu peut nous donner la victoire. A nous de nous confier en lui et d’affronter tout ce qui se dresse devant nous au nom du Seigneur, sachant que c’est lui qui détient l’issue du combat. Nous avons tous des Goliath dans nos vies, qui se manifestent de différentes manières, mais à nous d’apprendre de ce texte qu’il n’est pas seulement pour les enfants mais pour tous ceux qui veulent apprendre quelque chose de la Parole de Dieu. Or, la Parole nous enseigne qu’aucun géant ne peut se dresser impunément devant le Peuple de Dieu, sans qu’il envoie celui ou celle qui sera son instrument et qui aura assez de confiance en lui pour être audacieux et se lancer contre l’Ennemi. Dieu vous bénisse. |
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