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Jean 4/23-24 : « Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. » Dans le jardin d’Eden, Dieu était en communion avec l’homme, qui l’adorait. Dieu habitait au cœur de sa vie. La question « où es-tu ? » que Dieu pose après la chute a un rapport avec ce que l’homme a perdu : la capacité d’adorer Dieu à cause du mur de séparation érigé par le péché. De ce fait, l’adoration de l’homme s’est orientée vers lui-même, il est devenu son propre dieu. Romains 1/25 « Ils ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! » (Romains 1:25). Prenons conscience qu’il s’agit d’une perversion de l’être humain, qui est normalement fait pour adorer son Créateur. Le péché a provoqué la mort de notre esprit (mort spirituelle) et nous n’avons plus la connaissance intuitive de Dieu, nous permettant de l’adorer. Pour pouvoir de nouveau adorer, il faut accepter l’œuvre de Jésus-Christ à la croix, se l’approprier et être régénéré, naître de nouveau. C’est par la nouvelle naissance que nous entrons dans le Royaume de Dieu, qui est déjà parmi nous en Jésus-Christ. C’est l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Dieu veut que nous placions l’adoration de sa personne avant nos responsabilités, notre ministère car c’est le cœur de notre relation avec lui. C’est cette relation quotidienne personnelle que nous devons retrouver et sur laquelle nous devons veiller. I - PRIORITE DE L’ADORATION Adorer, dans l’A.T. = se courber jusqu’à terre dans un profond respect Prier et rendre grâces n’est pas adorer. L’adoration ne cherche pas à recevoir mais elle cherche à réjouir et satisfaire le cœur du Père. Pour que nous soyons pleinement satisfaits, il nous faut cultiver cette relation avec notre Dieu. C’est une garantie de santé pour nos églises. « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul » (Matthieu 4/10) Adoration sans service = rêverie, mysticisme, sentiment Service sans adoration = activisme, légalisme et routine Un service efficace dépend de la vision de Dieu que nous développons grâce à l’adoration (voir Esaïe 6). A..W. Tozer « Nous prenons un nouveau converti pour en faire immédiatement un ouvrier pour le Seigneur. Dieu n’a jamais prévu que les choses se passent ainsi. Il voudrait plutôt qu’un jeune chrétien devienne d’abord un adorateur, avant de devenir un serviteur ». Notre activité doit découler de notre adoration, sans quoi c’est du bois, du chaume qui apparaîtra au jour du jugement de nos œuvres au Tribunal de Christ. Esaïe 6/8 « me voici, envoie-moi ». II - DEFINITIONS L’adoration et la louange sont 2 choses différentes. Adoration : 3 mots hébreux utilisés en priorité dans l’A.T. :
3 mots grecs utilisés en priorité dans le N.T. :
Adorer = aimer, communier, honorer, admirer, estimer, magnifier, respecter, glorifier Tout service est de l’adoration mais l’acte précis d’adoration consiste à s’humilier et se prosterner devant Dieu pour contempler sa grandeur et sa majesté. Louange : A.T. :
Psaumes 84/4 « Heureux ceux qui habitent dans ta maison. Ils peuvent te célébrer (hallal) encore » Psaumes 113/3 « Du lever du soleil jusqu’à son couchant, que le nom de l’Eternel soit célébré (hallal) »
« Elevez vos mains vers le sanctuaire et bénissez l’Eternel » (Psaummes 134/2) Lever les mains pendant la louange est un signe d’abandon et d’amour devant Dieu « je te bénirai donc toute ma vie ; j’élèverai mes mains en ton nom » (Psaumes 63/5). Dans Luc 2/13 L’équivalent de hallal et Yadah est employé avec le mot grec aineo pour la multitude d’anges qui louaient le Seigneur à la naissance du Sauveur. - barak : bénir, s’agenouiller dans l’adoration, se courber devant quelqu’un, manifester de l’humilité et reconnaître la supériorité et la dignité de cette personne Psaumes 103/16 : « Mon âme, bénis (barak) l’Eternel, que tout ce qui est en moi bénisse (barak) son saint nom ! Mon âme, bénis (barak) et n’oublie aucun de ses bienfaits »
Le diable est allergique aux chants de louanges provenant du cœur de gens authentiques, d’un cœur purifié par le précieux sang de Jésus et respectueux des enseignements et préceptes de sa Parole. III - ADORATION ET LOUANGE La louange prépare nos cœurs à adorer le Seigneur. C’est une forme d’adoration préliminaire audible, vivante et joyeuse. L’adoration, elle, inclut une relation d’amour, une humble révérence, une soumission volontaire de cœur au Dieu Tout-Puissant et, finalement, une contemplation et une admiration passionnée de sa glorieuse personne. Dieu se réjouit dans nos louanges mais il cherche aussi notre adoration. La louange ne doit pas être occasionnelle car Esaïe 61 nous dit que par l’Evangile, nous sommes revêtus d’un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu et pas le contraire. Il est difficile de savoir quand se termine la louange et commence l’adoration. Elles sont intimement liées et se complètent. On peut dire que la louange nous fait entrer dans la présence de Dieu et nous prépare à l’adorer. Il ne faut donc pas s’arrêter à la louange mais poursuivre et entrer dans l’adoration. La louange n’est pas une fin en soi mais est le moyen de conduire le Peuple de Dieu à la rencontre de Dieu dans l’adoration. C’est le prélude à l’adoration. Conclusion : Psaume 95/1-2,6 : « Venez, chantons avec allégresse à l’Éternel ! Poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut. Allons au-devant de lui avec des louanges, Faisons retentir des cantiques en son honneur !... Venez, prosternons-nous et humilions-nous, Fléchissons le genou devant l’Éternel, notre créateur ! » |
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